UK 2025 – Côte ouest et plus loin – J31 à J48

Pratique avec Komoot aussi
Jour 31Prosper Hill
Jour 32Padstow
Jour 33Tintagel
Jour 34Great Torrington
Jour 35Ilfracombe
Jour 36Simonsbath
Jour 37Simonsbath – pluie
Jour 38Taunton
Jour 39OakHill
Jours 40 et 41Off visite de cou-cousine
Jour 42 Salisbury
Jour 43Romsey
Jour 44East Meon
Jour 45Ockley
Jour 46Hailsham
Jour 47Lydd
Jour 48Dover (Douvres)

UK 2025 – Jour 31 – Cornwall – Treen à Phillack/Prosper Hill

Démarrage en douceur après une chouette discussion, encore ce matin, avec Marc et Martine. Décidément, mettre 4 cyclotouristes ensemble, ça tisse tout de suite 1000 liens. On va se revoir, c’est clair.

L’aérodrome du coin nous rappelle Belp, puis on est très surpris par un chemin pédestre dans le jardin exotique. 

Les murs et caerns (?) sont nombreux sur ce tronçon. Arrêt pour un jus à St-Just, Charlotte m’apprend que les mines ont extrait cuivre et étain par là. Le bâti style maisons d’ouvriers est parlant.

La route jusqu’à St-Ives est juste splendide, on longe des landes (fougères) et autres collines avec de tant jolis cailloux, la mer, Atlantique, superbe et on a probablement repéré le mélange des eaux (et couleurs). Merci Marc et Martine pour le tip. 

Le temps de quelques commissions et nous allons rejoindre notre pitch. 

Les photos, si j’arrive les charger, parleront d’elles-mêmes! 

La question du réseau 3-4-5G m’occupe une fois ou l’autre. Avec Komoot, nous avons une fois ou l’autre perdu le fil de notre route, notamment suite à un changement de tracé. À l’arrivée, en-dessous de trois bâtonnets, difficile de prétendre vouloir tenter d’essayer de poser des photos. La solution des pubs reste la meilleure trouvée à ce jour, ça donne un super prétexte aussi.

Merci encore à Marc et Martine pour le tip de la route de côte. Fantastique.


UK 2025 – Jour 32 – Cornwall – Phillack/Prosper Hill à Padstow

Tente hyper humide ce matin, on était dans une cuvette et le vent était en mode faible à très faible. Mais le peu de soleil qui pointait à travers la brume matinale a presque tout séché assez tôt. Première station, après le petit déjeuner, le pub (fermé encore) pour faire le tour de Komoot et autres news avant de partir sur nos routes enhaiées (mot non valable au Scrabble). 

Très vite la côte nous surprend à nouveau, une réserve et des oies du Canada par dizaines. Superbe. Le coup d’après ce sont des falaises fort belles qui méritent un arrêt et une mise en scène pour Titâne. 

Ensuite, yo-yo à gogo, chaleur et tunnels de verdure, comme on adore. Charlotte dit aussi comme on peut s’en lasser. 

Arrêts stratégiques pour admirer et se sustenter, il fait de plus en plus chaud, surtout quand la descente nous mène à une plage bien bien remplie (les bâtisses autour ne sont pas vraiment d’époque, le béton et la laideur pratique pour touristes sont là comme partout ailleurs). Les remontées sont malheureusement peu ombragées, les voitures qui veulent passer de grosse cylindrée (conduites par des gens pressés). Un peu moins drôle mais la côte est belle et nous arrivons vers la baie de Padstow avec un certain soulagement. La chaleur ? C’est torride même si notre météo parle de 23 degrés. On sent qu’on a dégusté des UV aussi. Ce soir descente au port (à pied). Ah, ici, le nombre de champs transformés en camping d’été est impressionnant. Souvent au plus simple, douche et toilette et point d’eau, basta. 

Ach qu’on est bien ici. 

UK 2025 – Jour 33 – Cornwall – Padstow à Tintagel

Hier magnifique soirée à Padstow, ça nous a permis de, vite, avant le coucher, faire deux géocaches très sympas. Grâce ou à cause d’elles, avons pu visiter la partie moyenâgeuse du petit bourg. Très sympa.

Pas besoin d’antigel aujourd’hui à nouveau. Heureusement la plus grande partie de notre périple du jour était cool cool cool le long de la Camel, sans bosses par contre. Une voie verte extrêmement verte avec de l’eau aussi. Puis, nous quittons cette magnifique trace pour du collineux à nouveau. Objectif : arriver pas trop tard au bivouac à la ferme pour faire un peu de rando à pied vers la mer et le château de Tintagel. 

Dans l’intervalle, encore une pause avec place assise et wifi (vous aurez traduit: dans un bar/pub typique et sympa). On anticipe la montée à venir, de 120m à 220m, ouille. Comme toujours pas si grave et qu’est-ce que c’est beau ici. 

Deuxième partie dans un autre post, pédestre. 

Rejoindre la côte et la plage à pied, une opportunité pour nous dégourdir et nous rappeler qu’il n’y a pas que les muscles cyclos dans la vie. Mais qu’est-ce qu’il fait chaud, et qu’est-ce qu’on transpire au rythme lent des godillots (les mêmes que sur Titâne). Le sentier est impressionnant, presque alpin par moments (avec le torrent qui va avec) mais la mer est là tout de suite. Nous hésitons à rejoindre la crique par les hauts, le côté aventurier à travers les fougères et la pente rude nous ont éloigné de cette éventualité, c’était bien aussi de viser la buvette vers le château d’Arthur. Magnifique promenade, mais qu’est-ce qu’on transpire. 


UK 2025 – Jour 34 – des Cornouailles au Devon – Tintagel à Great Torrington

Réveil avec tente au sec, petit vent et soleil. 

Les réchauds à benzine, c’est vraiment bien. Après, quand on perd – dans une manœuvre pour aller dans un ferry – la réserve qui était sur un porte-gourde mais qu’on l’oublie sur le bateau, et bien, ce qui devait arriver… arrive ce matin: pas de porridge au menu. 

Départ en pente, forte et continue. Les éoliennes sont à nouveau bien là. Pas beaucoup de bancs ou de pub, on va se contenter d’un pont. Quand le pont traverse la rivière, de l’autre côté, savez-vous quoi qui y’a ? Une montée et quand on de la chance, sous couvert, sinon c’est en canicule anglaise sous le soleil exactement.

Aujourd’hui, pour changer et pour nous rappeler les premières semaines, des voies vertes sur d’anciennes voies ferrées abandonnées. La dernière nous a mené à un endroit juste incroyable et très charmant. Possible de boire qqch même si c’était fermé officiellement et, SURTOUT, on recharge notre petite bonbonne de benzine. Jolie soirée en perspective. Demain, séquence émotions, mais je vous en dis plus le soir venu.

UK 2025 – Jour 35 – Devon – Great Torrington à Ilfracombe

Départ sur la Tarka Trail, verdure et baie/estuaire de la rivière Taw, remontée contre le vent (mais rien de bien terrible) jusqu’à Barnstaple puis vent dans le dos avec couverture verte souvent absente. La finale, avant Ilfracombe, est plus ardue.

La rue principale, commerces et cafés, est notre but. Google nous a malmenés (Komoot plus depuis un moment), le Swiss cottage Café n’a rien à voir avec mon histoire familiale et il est fermé depuis plus d’une année. La rue est assez moribonde à vrai dire, les commerces ferment les uns après les autres. Une dame de passsge nous dira qu’à part les tatoueurs ou les coiffeurs, plus aucun commerce ne tient le coup. Une lecture plus détaillée de https://www.tellingourstoriesdevon.org.uk/wp-content/uploads/2025/02/TOSFOR_-Proprietors-in-Ilfracombe_FINAL_VER.pdf nous apprend que c’est bien au bord de l’océan qu’il faut chercher, et on trouve. Youpeee. Le patron est tout intéressé, mais il a aussi bien d’autres choses à faire.

La petite histoire maintenant. Alma Fisler, la tante de mon grand-père Adolfo (Dolfi) Fisler, avait quitté à 15 ans (en 1887) le moulin de Poschiavo que son père Samuele (d’abord typographe à Samedan) avait monté à l’entrée de Poschiavo. Un autre émigré économique, Domenico Semadeni – de Poschiavo également- était de même  parti pour l’Angleterre, pour y faire un apprentissage à Hastings (oui la ville connue pour sa bataille-perdue- contre le Guillaume très conquérant), il y rencontra Alma. Bref, pas tant longtemps après ils emménageaient à Ilfracombe. Ils y font prospérer un Swiss Café qu’ils remettent ensuite à un Fisler (Adolfo, attention, pas mon grand-père, il faut suivre). Il a continué le job pour quelques années avant de partir à Barnstaple, après avoir remis son commerce. La suite nous ne la connaissons pas. Le Swiss café subsiste, semble-t-il avec beaucoup moins de mètres (avant c’était tout le pâté). Tempi passati. https://istoria.ch/valposchiavo/emigrazione/swiss-cafe-a-ilfracombe/

Et nous sommes ici avec un petit pincement pour cette histoire qui nous relie à ce bout de terre et d’océan.


UK 2025 – Jour 36 – Devon au Somerset – Ilfracombe à Simonsbath

Départ en n’oubliant pas de dire au revoir au Dolly’s Café (anciennement Swiss Café). Euh, au revoir en passant, l’ouverture c’était pour 10h. Jolie grimpette assez rapidement avec un vent et des nuages, c’est la nouveauté. La grimpette est costaude, mais pour atteindre un total de 950m de dénivelés positifs, faut bien que ça monte de temps en temps tché!

Une première aussi, reprendre le même chemin qu’à l’aller vers Ilfracombe. On reconnaît les endroits clés (le parc à caravanes et camping-cars, la ferme et les champs qui sentent l’engrais, la route et ses haies).

Le vent est assez fort et nous voyons bien l’effet paravent des haies, c’est bluffant. Nous avons l’impression de circuler dans un couloir sans vent et parfois torride puis, si le vent nous atteint, de trouver qu’il fait quand même bien assez frais (surtout sur la transpiration abondante).

La ville/bourg de Barnstaple nous étonne, son Zytglogge parade sur une place centrale.   Nous sortons ensuite (en y grimpant), dans la réserve naturelle d’Exmoor. Beaucoup de moutons dans les champs bocagés et, sans crier gare, un pub très très particulier avec un tenancier probablement anar et très attaché à l’aspect autarcie. Un personnage. Puis nous arrivons à l’endroit qui sera pour deux nuits (le temps de faire une vraie pause et de laisser passer la pluie) notre lieu de villégiature en campagne. On se réjouit. 

UK 2025 – Jour 37 – Somerset – Simonsbath – on laisse passer la pluie

L’intermède cosy et luxueux est derrière. Notre séjour a été reposant, la seule géocache trouvée était très mouillée, comme toute la journée d’ailleurs (bruines puis pluie puis bruine puis cinq minutes de soleil, et ça recommence, un peu plus fort du côté pluie).



UK 2025 – Jour 38 – Somerset – Simonsbath à Taunton

L’intermède cosy et luxueux est derrière. Notre séjour a été reposant, la seule géocache trouvée était très mouillée, comme toute la journée d’ailleurs (bruines puis pluie puis bruine puis cinq minutes de soleil, et ça recommence, un peu plus fort du côté pluie). Aujourd’hui, même le soleil est parfois présent. Le parc Exmoor montre ensuite ses charmes, ses landes de fougères, genévriers ou bruyères. Les moutons côtoient les poneys locaux, les haies sont plus rares et les points de vue splendides. 


Deux choix pour la suite après le charmant village de Dulverton, deux voies, soit EV1 soit 3. EV1 était la fausse pioche, une barrière à passer quelques 500m plus loin. Pour un VTT ou un Gravel, no problem, pour nous, bof. On fait marche arrière. Quelques kilomètres plus loin, pause picnic et on voit qu’à Taunton (où nous allons ce soir), il pleut. On ne va pas se presser, mais quand même pas trop glander, la soirée sera arrosée (de pluie semble-t-il). Quelques gouttes en route, trois fois rien. Et une bien belle et bonne descente jusque vers Taunton. On ne s’y éternise pas, puis les derniers kilomètres le long d’un canal (on se réabonne) et nous arrivons au camping cidrerie. Abri extra s’il pleut, tout va bien. 



UK 2025 – Jour 39 – Somerset – Taunton à OakHill 

Une journée spéciale aujourd’hui, elle nous permet de rejoindre des cyclos tandémistes rencontrés en France (jour 7) et qui revenaient chez eux, en Angleterre. On se réjouit de les revoir, camping dans leur jardin, vue sur un sycomore comme rarement admiré (mais je raconte déjà la fin, stop).

Le fil de l’eau, c’est aussi un incitatif à la paresse, mais non, au Geniessen. Arrêt vers une écluse et un bar tout juste ouvert. 

Puis variantes Gravel (chemin carrossable voire sentier étroit flanqué de roseaux à gauche et d’orties à droite) pour un long bout le long du canal. C’est plus lent et cahoteux, mais tellement mieux que le long d’une route passante. Les écluses, plus bas, sont fonctionnelles et doivent dater des romains ou presque. 

Un complexe de compost (amazing compost) jouxte sur plusieurs kilomètres un parc naturel avec de grandes étendues d’eau (Shapwick Heath). Une ancienne tourbière convertie en parc naturel, mais le compost amazing alors, à partir de quoi est-il fait ? 

Puis Glastonbury nous accueille pendant un épisode pluvieux. La tour, juchée sur une colline très visible de loin, est appelée tour Saint-Michel. Du coup j’affine mon interprétation sur Saint Michel, ce n’est pas tant le caillou dans l’eau qu’il apprécie, mais le côté dominant et à l’affût de l’ennemi. Interprétations libres et probablement fantaisistes. Le bourg s’avère être presque complètement colonisé par les magasins ésotériques les plus divers, des églises qui guérissent, des pierres qui chantent et promettent la paix. C’est en lien avec le Mont Saint-Michel nous dit-on, les druides y avaient célébré plusieurs cérémonies et probablement encore aujourd’hui. 

Wells et sa cathédrale, ouah. Un peu bouchée par les échafaudages sur le devant, c’est parfois nécessaire de refaire une beauté à ces pierres vénérables. L’intérieur est juste bluffant, incroyable. Fantastique. Très beau. Un chœur va chanter plus tard dans l’après-midi et nous allons vers notre rendez-vous. La colline est une collinette finalement et l’accueil est magnifique. Ouah ou Waow en bis repetita. 

UK 2025 – Jour 40 et 41 – Variante visite de la famille (en voiture de location)

Et les jours 40 et 41, que sont-ils devenus?

D’abord l’occasion de faire de la conduite à gauche sur quelques nombreux miles, en voiture, oui, vous avez bien lu. Si notre projet original en tandem incluait Chester (pour y rendre visite à une lointaine cousine du côté de Charlotte), il était très clair depuis un certain temps déjà qu’il ne serait pas possible d’y aller en tandem. Ce moment était du coup un temps à part. 

Pendant le trajet, Charlotte en a profité pour poser deux articles sur notre blog (que je vous recommande): https://tandem.850.ch/touche-pas-coule/ et https://tandem.850.ch/le-poids-des-choses/ 

Au retour, hier samedi, arrêt bis à Wells. Le palais  de l’évêque et ses jardins valaient le détour. Le Vicar’s Close également. Cette deuxième plus petite ville d’Angleterre (11’000 habitants) est un joyau.

UK 2025 – Jour 42 – UK 2025 – Jour 42 – Somerset puis Wiltshire – OakHill à Salisbury

C’est dimanche et nos hôtes partent tôt. Nous sommes vite sur pied également, derniers échanges au petit déjeuner et, entre les pluies, on plie la tente. Ouf, c’est fait. Nous avons attendu l’accalmie avant le départ. 

Nous repartons pleins de reconnaissance pour l’accueil de notre couple d’amis tandémistes. Nicky et Chris, à bientôt à Bern et merci encore!

Soleil (timide), bruine puis pluie (même orageuse) nous accompagnent sur le chemin de Longleat (un magnifique château avec, derrière, un parc d’attractions). On y mange une pizza quand un gardien nous interpelle: « c’est à vous le tandem? » « vous avez payé l’entrée? ». Comme on avait déjà commandé les pizzas, on a eu droit à un compromis. Mais attention, si on veut aller vers les attractions, faudra payer. 

Petite montée puis grande descente jusqu’à Salisbury. Le mot descente est totalement justifié quand on regarde la courbe générale, dans la réalité il faut bien souvent rétrograder drastiquement afin de venir à bout de la grimpette. Splendides maisons aux toits de chaume dans des villages pittoresques +++ ! Incroyable. Magnifique tracé de la 24. Et bien souvent encore les silex en décoration des façades, quand ce ne sont pas des colombages aux belles allures. Ah, moins de haies et donc plus de vues sur la campagne et ses champs. Avec la belle lumière d’après orages de ce matin, c’est splendide. 

Petite visite traversée de Salisbury, charmante ville avec une cathédrale imposante. Et, toujours, ces étendues de gazon autour. Nous n’avons pas l’habitude de voir ça sur le continent.

Soirée tranquille en vue, nous prenons le temps de sécher matelas, sacs de couchage et sacs à viande. Opération bienvenue. 



UK 2025 – Jour 43 – Wiltshire à Hampshire- Salisbury à Romsey

Après une nuit calme (pas de grosse pluie, juste une petite bruine de rien du tout selon Charlotte), nous continuons la 45 vers Stonehenge, splendides maisons, campagne magnifique, on adore. Pour mieux en profiter encore, Komoot nous propose des raccourcis de campagne, très pittoresques et genre Gravel ou VTT. 

Stonehenge depuis la partie non payante, incroyable monument et incroyable foules de touristes. Chouette moment, en marge ça va bien aussi !

Puis le format Gravel fait, sur quelques miles de trop, place à un format autoroute (2 pistes de chaque côté de la séparation) avec beaucoup  beaucoup de stress sur le tandem. On en sort avec des coups de Klaxons (une voiture estimait qu’on n’avait pas le droit de se mettre sur la présélection) et de la transpiration d’énervements voire de trouille. Komoot nous console ensuite avec des raccourcis très très bucoliques, format sentier parfois. Arrêt petit repas à Stockbridge, les bistrots sont pris d’assaut mais on trouve notre compte. 

On revoit notre itinéraire pas très linéaire pour notre place de camping du soir. Notre route cycliste se transforme en un parcours sur sentier avec sur la gauche des ronces, sur la droite, au choix, des ronces ou des orties, parfois ce sont les orties sur les deux côtés ou les branches basses. Et c’est un parcours officiel! Nous sortons de ce périple égratignés mais heureux.

Chercher ensuite notre Lakeside Wild Camping n’est pas simple, la géolocalisation ne fonctionne pas bien, les noms ne correspondent pas. On fait bien 10 km de plus à tourner comme des hélices pour finalement trouver l’endroit, mythique, grâce au msg envoyé plus tôt (mais pas vu) par le camping. Le petit lac étang est magnifique, canards et poules d’eau vont nous tenir compagnie dans ce lieu incroyable. Pour l’instant nous sommes les seuls à utiliser cet endroit de rêve. Camping sauvage mais douche chaude avec tête qui sort de la cabine, youpeee, et toilettes au top (genre ToiToi). Le grand luxe.

2ème lot de photos ci-dessous, on a le wifi !

UK 2025 – Jour 44 – Hampshire- Romsey à East Meon

Départ via des routes non cyclistes au départ, en espérant que tout se passe bien, et c’est le cas. L’arrivée sur Winchester est comme toujours mouvementée (la ville et ses abords) mais très vite nous circulons sur une voie dédiée, sympa. Charmante ville. La cathédrale trône au milieu de tout un complexe dédié. Puis nous déambulons dans une rue marchande tantôt superbe tantôt défigurée par des enseignes qui dénaturent le style des vieilles bâtisses, dommage. 

La 23 est ensuite déviée pour cause de travaux, ça nous fait probablement plus monter que la voie normale mais ça reste doux (on compare toujours avec les Cornouailles). Belle campagne, belles maisons, cottages et manoirs, on ne s’en lasse pas (et on va peut-être arrêter de vous  en parler à chaque fois). L’arrêt imprévu dans un pub qui nous tendait les bras nous a permis de profiter du wifi, d’un abri lors de la petite pluie, d’un repas chaud sympa, on ne sait jamais comment la soirée se déclinera, culinairement parlant. La suite du trajet nous sort de la route cycliste, mais Komoot a choisi des itinéraires au top, au calme ou presque. Ouf. 

Le camping (la pente est rude avant d’y arriver) annonçait qu’il y aurait une pizzeria, bon, ouverte seulement le week-end. On va donc faire avec nos pâtes et autres spécialités. Ça ira très bien. La gardienne du camping nous annonce qu’il y a couvre-feu à 21h, je n’osais pas lui dire que bien souvent, euh, je suis presque déjà endormi à cette heure hihi. 

UK 2025 – Jour 45 – Hampshire au West Sussex- East Meon à Ockley

Démarrage en descente, dans le pittoresque puis changement de décor avec une piste cycliste à part qui longe une autoroute (bof mais mieux que d’être sur la route) puis route à 60 ou 50 m/h, pas vraiment agréable. Vient ensuite le changement complet d’ambiance à nouveau, piste dans la forêt de la réserve naturelle des South Downs, crottin de cheval, sable et boue (en mélangés ou pas), c’était très sportif de rester sur le vélo, pardon, sur Titâne. Quelques gouttes de pluie, à l’anglaise, ça file vite et ça revient. Après le pub (pour le wifi), une belle série de routes secondaires et un profil qui nous fait avancer dans les forêts et autres villages. Le son de l’aéroport de Gatwick se fait entendre de temps en temps. Ce soir, Draysey Woods Nature Escape, un endroit de camping officiel et payant (les paysans semblent profiter d’une loi qui leur permet sans demande spéciale d’ouvrir une place de camping pour les mois d’été – 60 jours). Nous en profitons aussi, surtout quand on est les seuls à utiliser l’espace! C’est carrément comme du camping sauvage MAIS avec les commodités qu’on apprécie beaucoup à notre âge (haha): WC avec papier, savons vers les lavabos, douches chaudes, table. Bon, y’a personne pour l’instant, mais des gens pourraient arriver plus tard (l’autre soir, des gens sont arrivés vers 21h, et comme il a commencé à pleuvoir et qu’ils ont vu la douche en plein air, ils sont repartis). Nous sommes seuls au sol, mais périodiquement il y a beaucoup de monde dans le ciel, direction où départ Londres-Gatwick. Et dire qu’on a failli choisir un autre endroit mais, au moment de payer, c’était marqué qu’il n’y avait pas de douche, alors, NON, quand même. Pas fous hey !

UK 2025 – Jour 46 – West Sussex à East Sussex – Ockley à Hailsham

On quitte notre camping de rêve, sans avoir joué au ping-pong. Dans la liste des accessoires intéressants fournis dans ces campings, c’est la deuxième fois qu’une bouilloire est aussi disponible (ainsi qu’un frigo et un petit congélateur). Pour un camping « provisoire », plutôt sympa. Question: les prix ne sont pas si doux que ça et nous ne comprenons pas toujours les gradations (avec Pitchup). Finalement, le sauvage au bord de l’étang (avec 1 douche en plein air et 1 toilette) coûtait la même chose que hier pour toutes ces infrastructures (3 douches, 6 toilettes, salle commune, tables, jeux, grills, canapés).

Ah, le camping d’hier organise aussi un festival (rock ?) avec scène au fond (genre paléo des débuts, ou presque). 

Aujourd’hui, les chemins de traverse nous emmènent rapidement sur des sentiers (sentes?) puis la route cyclable Londres-Paris. Du plat et des voies vertes al. anciennes voies de chemin de fer. Le vert est fantastique et notre recherche de wifi (Pub) est couronnée de succès, un peu par hasard. Vu le trajet dans la réserve, on se demandait si on arriverait à trouver qqch. 

Notre périple se prolonge avec le Cuckoo Trail, puis une traversée hasardeuse pour rejoindre une route à fort trafic (après avoir passé par-dessus une porte de clôture). La bruine (qui ne nous gênait pas vraiment) est suivie d’une pluie soutenue. Super, ce sera l’occasion de tester le montage en mode averse. On révise bien les enchaînements: d’abord montage des montants, puis on fonce à deux et en rythme pour le dessous, puis le dessus se met dessus (ben oui) rapidement vu qu’il avait été plié stratégiquement (le milieu est fixé des deux côtés et hop chacun s’occupe d’un bout). On met le sapin et on fête l’étanchéité, sardines en plus. 

Prêts pour gonfler les embases et mettre les sacs. Précisions: le prix pourtant assez haut du camping ne donne droit à aucune salle commune couverte. Ce sera donc biscuits Orfeo en consolation (des friandises qu’on ne mange qu’en vacances, me souffle Charlotte). 

Demain on revoit la Manche.



UK 2025 – Jour 47 – East Sussex au Kent – Hailsham à Lydd

Cuckoo Trail d’abord, très facile à rejoindre depuis le camping, si on avait su. Puis la 2.

Comme on n’est parti à froid sans petit déjeuner, la première pause dans un café-shop fermier nous réjouit. Ce sera English Breakfast, un des derniers !

On se réconcilie avec la 2, très jolie route et fréquentation cycliste en nette hausse. Arrivée vers la Manche, magnifique mais nettement moins bleue que l’Atlantique. Après la traversée d’un nuage de petits moucherons, sur plusieurs miles, nous retrouvons la douceur des bords de plage. En l’honneur de Guillaume le Conquérant, on se fait une petite baignade puis un apéro. Vous vous souvenez, on avait vu une stelle célébrant le départ de la flotte de ce normand intrépide, à Saint Valery. 

Suit une belle montée (la seule du jour) pour nous permettre, après un détour par des sentiers bucoliques, d’atteindre Rye, un magnifique village juché sur une collinette. La rue Mermaid est très belle et le pavage me rappelle celui de devant chez mes grands-parents, avant l’opération modernité = bétonnage. La suite nous amène sur une belle piste longeant un camp militaire et une réserve naturelle. Enfin le camping. On change de modèle, alignés couverts avec des numéros de pitchs (cases) qui permettraient de loger trois couples de cyclos. Ambiance famille avec un couvre-feu à 23h, si on a bien compris. Ça promet. Le vent est bien présent, notre tente est stratégiquement orientée (du coup pas dans l’alignement militaire des autres). 

Une bien belle journée. 


UK 2025 – Jour 48 – Kent – Lydd à Dover

La dernière étape en UK. On est tout remués, tout bizarres. Le but de notre périple 2025, ce serait terminé?

Pas du tout et nous imaginons les 2 semaines et 5 jours qui nous restent avec autant de joie et gourmandise que les 48 jours précédents.

Donc, aujourd’hui, la journée parfaite (ou presque mais on ne vous détaille pas tout, hein). La 2 nous mène dans des parcours, routes et chemins, vraiment au top. Une montée, à la fin, de quoi vraiment justifier la douche de tout bientôt. 

Impressionnante arrivée sur Douvres et ses milliers (au moins) de camions à la queue leu leu pour prendre un ferry. On verra demain comment ils nous trouveront une petite place pour notre grand véhicule. 

Les photos expriment probablement bien mieux le parcours, sa diversité, ses curiosités aussi. 

Bye bye UK.

À la prochaine, c’est sûr.

Merci Nicky, merci Chris. On reviendra. 

Et à plus Martine et Marc, on aura de quoi échanger sur nos expériences UK, c’est clair

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.